Les leaders de l'économie française scellent le "New Deal" de l’inclusion lors de la Soirée des Dirigeants Engagés 2026

Publié le 19 mars 2026

Mardi 17 mars, au Visionnaire (siège du Groupe L’Oréal), le Manifeste Inclusion a réuni plus de 100 dirigeants de premier plan, décideurs politiques et personnalités inspirantes pour la Soirée des Dirigeants Engagés. Créé en 2019 à l’initiative de Sophie Cluzel et co-présidé par Jean-Pierre Letartre et Christian Sanchez, entre bilan d’impact après 7 ans d’actions et perspectives pour 2030, la soirée a marqué un tournant : l’inclusion est officiellement devenue un standard de la performance économique française.

Un sommet de décideurs entre vision politique et leadership mondial

En présence de Camille Galliard-Minier, Ministre déléguée chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, la soirée a réuni un plateau exceptionnel de dirigeants (L'Oréal, LVMH, PwC, EY, Capgemini, Siemens, TotalEnergies, Manpower, Rungis Marché International, etc.).

Loin des discours de principe, ces décideurs ont partagé des résultats tangibles aux côtés de figures majeures comme Jean-Philippe Courtois (ancien Président de Microsoft), venu témoigner de l'importance cruciale de l'accessibilité dans la compétition technologique mondiale.

« L’inclusion n’est plus une option RH, c’est une force de frappe managériale » a déclaré Jean-Claude Le Grand, Directeur Général des Relations Humaines de L’Oréal, hôte de la soirée.

À ses côtés, des personnalités comme l'avocate Virginie Delalande, le skipper Damien Seguin, ou l'entrepreneur Mounah Bizri (Éloquence de la Différence) ont démontré que la singularité est un accélérateur de performance.

7 ans d’actions du Manifeste Inclusion : 1er bilan d’impact

Au cœur de la soirée : la présentation du bilan d'impact du Manifeste après sept ans de mobilisation. Les chiffres témoignent d'une transformation systémique :

  • Rayonnement : Un réseau qui représente désormais 8,5 millions de collaborateurs dans le monde.
  • Emploi direct : Plus de 250 000 collaborateurs en situation de handicap travaillent au sein des entreprises signataires.
  • Dynamique : Une hausse de 56 % de la mobilisation des entreprises lors de l'année écoulée, portée par des groupes de travail stratégiques (Accessibilité numérique, Jeunes aux portes de l’emploi, Internationalisation des politiques handicap, Neurodiversité...).
  • Innovation : partage de bonnes pratiques pour adapter les process, l’onboarding, le management, le développement des partenariats avec le monde de l’enseignement supérieur pour faire progresser toute la chaine de l’emploi, dès la formation des jeunes.
3 défis prioritaires pour les dirigeants engagés à l'horizon 2030

1. Passer du "Recrutement" à la "Rétention et Évolution de Carrière"

Jusqu'à présent, l'effort a porté sur l'entrée en entreprise (stages, apprentissage, CDD/CDI). Le défi de 2030 est de briser le "plafond de verre" pour les collaborateurs en situation de handicap.

  • L'objectif : Garantir que le handicap ne soit plus un frein pour accéder à des postes de direction (Comex, Top Management).
  • L'action clé : Développer des programmes de mentorat et de "leadership inclusif" pour accompagner la progression de carrière sur le long terme, au même titre que les politiques de mixité femmes-hommes.

2. Réussir la Convergence "IA, Tech et Éthique Inclusive"

L'IA est le grand tournant. D'ici 2030, elle sera partout. Le défi est d'éviter une nouvelle "fracture numérique" encore plus violente.

  • L'objectif : Faire de l'IA un "augmentateur d'autonomie" plutôt qu'un outil d'exclusion.
  • L'action clé : Imposer l'Inclusive Design dès la conception des algorithmes de recrutement (pour éviter les biais de sélection) et des outils de travail quotidiens. Les patrons du Manifeste doivent devenir les garants d'une technologie qui "compense" le handicap au lieu de le stigmatiser.

3. Mesurer la "Performance Sociale" au même titre que la Performance Financière

D'ici 2030, les indicateurs extra-financiers (ESG) seront scrutés avec la même rigueur que le bilan comptable par les investisseurs et les clients.

  • L'objectif : Ne plus voir l'inclusion comme un "coût" ou une "bonne action", mais comme un indicateur de résilience et d'agilité de l'entreprise.
  • L'action clé : Généraliser l'étude d'impact lancée en 2026 pour créer un standard de marché. Le défi pour les patrons est de prouver qu'une entreprise inclusive est plus attractive pour la "Gen Z", plus innovante et, in fine, plus pérenne économiquement.

Exemples de transformations réelles en entreprises :
  • L'Oréal : Atteinte d'un taux d'emploi de 7,6 %, dépassant largement la moyenne nationale, avec un accès simplifié aux logiciels adaptés.
  • LVMH : Recrutement en CDI de 7 jeunes adultes avec autisme sévère dans ses usines de cosmétiques via le partenariat "Vivre Et Travailler Autrement".
  • EY : Implication des équipes auprès d’associations dédiées à l’insertion professionnelle, notamment via des ateliers de préparation aux entretiens, lors d’une Semaine de l’engagement.
  • PwC : Mobilisation de 26 binômes lors de la journée nationale DuoDay.